ETA et Ateliers sociaux

Manifestation du Non Marchand le 28 avril 2017

3 pas en avant, 3 pas en arrière...
Ça suffit !
Le Gouvernement wallon reste sourd aux appels des travailleurs du non marchand et du secteur public. Plus d’emplois, plus d’emplois pour de meilleures conditions de travail, de meilleures rémunérations, des fins de carrière supportables, un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée... Ce n’est pas un luxe, mais une nécessité.
En avant avec et pour le non marchand !
Grande manifestation nationale du non marchand.
Place Léopold à Namur - Vendredi 28 avril 10h.

Non marchand - Accord social en Région wallonne

Une porte entre-ouverte sur un coffre vide !

Suite à la manifestation non marchand du 24 novembre, les organisations ont rencontré le vendredi 9 décembre, les ministres Maxime Prévot et Eliane Tillieux. 
Jusqu’ici le Gouvernement wallon avait refusé toute négociation d’un nouvel accord social pour les secteurs du non marchand en se retranchant derrière les mesures d’économie qui s’imposaient à la Wallonie. Le gouvernement laisse à présent entrevoir la perspective d’un accord social d’ici la fin de la législature (2019). Juste un petit problème, il n’y aucun engagement à ce jour d’octroyer un éventuel budget permettant de concrétiser des avancées sociales. Une porte entre-ouverte sur un coffre vide ! Le front commun syndical a affirmé sans équivoque qu’il était inconcevable de négocier un accord social sans moyens budgétaires adéquats.

Pas d'accord dans le secteur des ETA en Wallonie

Vergaderen
POURQUOI ?
Parce que les patrons veulent:
  • + de flexibilité,
  • + contrôle médical des travailleurs malades,
  • le service minimum en cas de grève (faire tourner l’entreprise en cas d’action syndicale).
QUELLE EST LA CONTREPARTIE POUR LES TRAVAILLEURS ?
Une faible augmentation annuelle de +/-35 € sur la prime de fin d’année.
Dans l’intérêt des travailleurs, la FGTB et la CSC ont refusé ces revendications patronales.
L’absence d’accord signifie aussi la fin de la paix sociale dans le secteur.
Téléchargez ici le tract à ce sujet.

Manifestation du Non Marchand le 24 novembre 2016

NON à l'austérité, OUI au bien être !
Grande manifestation nationale du Non Marchand
Gare du Nord - Jeudi 24 novembre 10h30

Les ETA oublient leur dimension sociale

Le torchon brûle définitivement entre les syndicats et les patrons des ETA, les Entreprises de Travail Adapté. Après plusieurs mois de négociations intenses et difficiles, tout espoir d’aboutir à la conclusion d’une CCT sectorielle est anéanti face à l’arrogance et au mépris des employeurs envers des travailleurs.
Les patrons des ETA oublient le caractère social et d’intégration de leurs entreprises. Ils oublient aussi que pour cette mission, ils bénéficient de subsides conséquents, pouvant aller jusqu'à 80% du salaire en fonction du handicap du travailleur. Le front commun syndical des ETA wallonnes a donc été contraint, dans l’intérêt des travailleurs, de rejeter la proposition de protocole d’accord. 
Pour certains employeurs, l’enjeu majeur de ces négociations était d’imposer plus de flexibilité aux travailleurs avec pour seule contrepartie une augmentation moyenne de 75 € de la prime de fin d’année. 
Outre le manque de respect envers des travailleurs affectés d’un handicap, la position des employeurs montre clairement l’intention de faire du secteur des ETA un secteur comme les autres, où la rentabilité l’emporte sur l’humain. 
Pour les responsables syndicaux, cette absence de CCT sectorielle signifie aussi l’absence de paix sociale au sein du secteur. 
Dans les prochains jours, le front commun syndical entend bien dénoncer le comportement patronal ainsi que les conditions de travail inacceptables qu’ils souhaitent imposer aux travailleurs.
Téléchargez ici le communiqué de presse en front commun du 10 juin 2016 à ce sujet.

ETA: non à une flexibilité imposée et obligatoire!

Le secteur des ETA (entreprises de travail adapté) en Wallonie, un secteur à vocation sociale, connait des évolutions qui inquiètent beaucoup la CSCBIE.
Confrontées à diverses formes de concurrence ou à une recherche de profit, des ETA n’hésitent plus à appliquer les mêmes recettes que celles qui ont cours dans les entreprises ordinaires, à savoir une sélection stricte à l’embauche, la réduction des coûts, le développement d’activités de sous-traitance, l’augmentation des normes de productivité, le travail de nuit, l’augmentation des rythmes de travail, des licenciements pour raisons médicales, etc… La dernière tendance défendue par l’EWETA qui représente la fédération patronale à la commission paritaire est d’imposer une flexibilité sectorielle en échange d’une malheureuse augmentation de 0.65% de la rémunération annuelle en brut.
Le travailleur doit pouvoir disposer de son temps libre
La proposition patronale rejetée par les délégués du secteur vise à imposer la possibilité d’introduire un horaire journalier flexible de plus ou moins deux heures par jour avec un maximum de 9 h  et  + ou – 5 heures par semaine. Ce régime dénommé « petite flexibilité » autoriserait les employeurs à imposer un temps de travail sur base annuelle et reviendrait surtout à confisquer du temps de loisir. Cela inquiète d’autant plus la CSCBIE que des travailleurs du secteur soumis à des limites physiques et/ou psychologiques particulières ont déjà bien des difficultés à terminer leur journée et à concilier leur vie professionnelle avec des contraintes médicales, de mobilité et familiales.
Outre la dimension sociale qui est négligée dans cette proposition, l’objectif est aussi bien entendu de supprimer les sursalaires des heures supplémentaires alors que les niveaux de rémunération sont particulièrement bas.  
Les délégués de la CSCBIE estiment que les délégations locales doivent pouvoir apprécier l’opportunité d’introduire de la flexibilité et d’en négocier les conditions. La CSCBIE ne s’oppose pas, par principe, à la flexibilité qui existe d’ailleurs déjà sous de très multiples formes mais à chaque fois, il y a eu des négociations pour fixer des limites et des contreparties. 
« Nous sommes particulièrement étonnés de l’orientation prise par l’EWETA alors que le secteur devrait davantage se serrer les coudes alors que sixième réforme de l’Etat conduit à des réductions de subsides publics, que de nouvelles formes de concurrence menacent le secteur et que des démarches communes doivent être menées pour assurer le développement du secteur » estime François Laurent, secrétaire national de la CSCBIE. «Manifestement certains employeurs n’ont pas encore compris que la réussite d’une entreprise dépend de la qualité de son dialogue social et que le niveau sectoriel ne sert pas à résoudre les problèmes non solutionnés au niveau local ».
Pas d’accord sectoriel à n’importe quel prix
Quoi qu’il en soit, la CSCBIE est toujours demanderesse d’un accord sectoriel avec des avantages récurrents à partir de 2016 comme l’autorise la norme salariale et des actions seront entreprises avec le front commun syndical pour inviter les employeurs à revoir leur position. « Mais nous ne nous faisons guère d’illusions tant l’intransigeance  de la nouvelle génération des négociateurs de l’EWETA est aussi grande que stupide. Comme si nous allions accepter cette petite flexibilité pour environ 70€ par an... » affirme François Laurent.
« Il s’agit aussi de préserver les accords de flexibilité qui ont été conclus au niveau des entreprises et qui sont des compromis équilibrés avec des compensations qui ont fait l’objet d’un accord des travailleurs directement concernés. En effet, les employeurs auront vite fait de comparer les accords négociés dans les entreprises et ce qu’offrirait sur un plateau d’argent un accord sectoriel maximaliste. Nous voulons surtout éviter que cette flexibilité sectorielle s’impose à d’autres secteurs et, en particulier, à nos collègues des ETA de Bruxelles et de Flandres.
A défaut d’un accord sectoriel, nous n’aurons pas d’autres solutions que d’introduire des cahiers de revendications dans chaque entreprise et de fermer la porte à des flexibilités excessives ».

Contact

Patrick Vandenberghe - Secrétaire fédéral 
  • Responsable sectoriel national
    • ETA en Flandre
    • Ateliers sociaux en Flandre
François Laurent - Secrétaire national
  • Responsable sectoriel national
    • ETA Bruxelles
    • ETA Wallonie 
 

Contact régional

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