Actions

Une période assimilée, c’est quoi ?

Certaines périodes d’inactivité (maladie, chômage involontaire, prépension, crédit-temps…) peuvent être assimilées à des périodes d’occupation et ainsi entrer en ligne de compte dans le calcul de la pension. C’est un rempart contre la pauvreté au moment de la pension.

Que veut faire le ministre des pensions?

Limiter à un an sur l'ensemble de la carrière le nombre de jours assimilés en cas de période de chômage ou de prépension et ensuite prendre en considération un salaire minimum fictif pour le calcul de la pension.

Conséquence: une pension moins élevée

Cette mesure entraine une diminution de 78 euros par mois pour une personne avec un salaire moyen qui part en prépension à l’âge de 60 ans. Pour rappel, le montant de la pension légale en Belgique est un des plus bas d’Europe.

Mobilisons-nous!

La CSC, la FGTB et la CGSLB ne sont pas d’accord avec ces nouvelles mesures d’économie. 

Rassemblement le 28 novembre à 11h00 devant le Palais d’Egmont à Bruxelles.

70.000 manifestants pour des alternatives à l'austérité

L'austérité sur le dos des travailleurs et des allocataires sociaux, ça suffit! Il existe d'autres manières d'équilibrer les finances publiques, à commencer par une fiscalité juste. Ce message, 70.000 manifestants l'ont répété ce jeudi dans les rues du centre de Bruxelles, à l'occasion du deuxième anniversaire du gouvernement Michel.
"La cure d’austérité imposée au pays depuis deux ans n’a ni relancé la croissance, ni augmenté le pouvoir d’achat, ni créé de l’emploi de qualité. Ni en Belgique, ni en Europe", a déclaré Anne Léonard, secrétaire nationale de la CSC. "Si nous sommes à nouveau mobilisés aujourd’hui, c’est parce que jamais nous ne pourrons nous résigner à ce que la fraude fiscale ne soit pas traquée, que le gouvernement refuse de doter le fisc, la justice, des moyens humains, matériels et financiers nécessaires. Les Panamas Papers, les Lux Leaks ne sont pas une fatalité. Il est temps de cesser de protéger le capital et d’appauvrir les travailleurs."
Salués par les leaders syndicaux, les travailleurs de Caterpillar présents dans le cortège symbolisaient malgré eux l'inefficacité des cadeaux accordés aux entreprises. Les travailleurs veulent une autre politique, plus équilibrée, plus juste. Il existe des alternatives: des réductions de cotisations patronales ciblées, de façon à générer un maximum d’emplois; des impôts équitables, qui tiennent compte de tous les revenus; des négociations salariales libres, des investissements publics, etc. Les syndicats ont de nombreuses propositions.
Photos et vidéos de l'action sur notre page Facebook.

2 ans de gouvernement Michel. Pas de joyeux anniversaire

Le gouvernement Michel fête ses 2 ans et il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir. Factures plus élevées, protection sociale réduite, travailler plus et plus longtemps pour moins et de manière toujours plus flexible. Distribution de cadeaux aux grosses fortunes et aux entreprises. Nous voulons une autre politique, une politique plus juste, honnête et équilibrée, respectueuse des travailleurs.
Il y a des alternatives ! Voici ce que nous proposons :
Une augmentation du pouvoir d'achat! C'est nettement plus favorable à l'économie qu'un saut d'index et une marge salariale réduite!
  • L'indexation permet aux salaires et allocations sociales de suivre l'augmentation des prix. C'est le minimum pour garantir et améliorer le pouvoir d'achat. 
  • De nombreux secteurs et entreprises se portent bien. Les travailleurs qui contribuent largement à cette bonne santé économique, doivent aussi pouvoir en profiter. C'est possible via des négociations salariales libres de sorte que les travailleurs puissent aussi recevoir leur part du gâteau. Cela se traduit par des répercussions positives sur l'économie!
Plus de travailleurs avec un emploi faisable, plutôt que des cadeaux aux employeurs.
  • Les réductions de cotisations patronales doivent être très ciblées, de façon à générer un maximum d'emplois. Une distribution non-ciblée à toutes les entreprises c'est moins de soutien pour celles qui en ont vraiment besoin.
  • Tout emploi ne s'apparente pas nécessairement à une avancée. Flexi-jobs, augmentation des heures (supplémentaires) de travail, augmentation de la charge de travail: ce n'est pas un progrès! C'est pourquoi nous exigeons un travail véritablement soutenable et faisable: une meilleure combinaison vie professionnelle/vie de famille, la prévention des burnouts, une flexibilité à la mesure du travailleur via des horaires adaptés...
Des pensions de qualité. Plutôt que de relever l'âge de la pension à 67 ans.
  • Le relèvement de l'âge de la pension est injuste et inégal. Travailler plus longtemps parce que nous vivons plus longtemps est un raisonnement qui ne tient pas la route. Les personnes peu scolarisées exercent des métiers lourds et vivent moins longtemps en bonne santé. C'est pourquoi l'âge d'accès à la prépension et à la pension doit tenir compte de la longueur de la carrière et de la pénibilité du travail.
  • Aujourd'hui, les travailleurs sont souvent pressés comme des citrons. Nous exigeons un travail véritablement soutenable et faisable à chaque phase de la carrière et pas seulement à la fin de celle-ci.
  • Nous voulons une pension de qualité pour tous. Les minima actuels sont beaucoup trop bas. Beaucoup de travailleurs du secteur privé ne touchent qu'une faible pension. Nous voulons une augmentation de la pension et non une diminution des pensions publiques. Une amélioration des pensions est possible de différentes façons: mettre plus de personnes au travail en créant plus d'emplois, maintenir des personnes au travail en favorisant un travail véritablement soutenable et faisable, accroître la participation des grosses fortunes au financement public et à la sécurité sociale.
Des impôts équitables. Tout euro perdu accroît la pression sur les contribuables.
  • Chaque euro doit être imposé de la même façon, en tenant compte bien sûr des moyens de chacun. Que cet euro soit le fruit de spéculations boursières ou du travail. Bref, tous les revenus doivent être imposés globalement et de façon équitable.
  • Nous voulons une plus grande contribution des revenus du capital. Les revenus locatifs doivent être correctement imposés (aujourd’hui seul un forfait est appliqué). 
  • Fair-play fiscal. Il faut en finir avec les échappatoires. Sociétés de gestion, Panama Papers, Lux Leaks, Swiss Leaks… la liste des échappatoires fiscales pour les grosses fortunes et les entreprises est infinie. Le gouvernement doit s’y atteler sérieusement.
Des services publics de qualité = que du bonus pour tous. 
  • Les gouvernements doivent continuer à investir dans des services publics de qualité. Pour garantir une égalité des chances au sein de la société et pour que chacun puisse compter sur le meilleur service possible. Que du bonus, pour les citoyens comme pour les entreprises. 
  • Si chacun paie des impôts équitables, les moyens disponibles pour réaliser toutes ces missions seront plus importants. Les économies incessantes dans les services publics ne font qu’accroître les inégalités, l’insécurité… 
Sécurité sociale. Investir dans le capital humain, plus rentable que les économies de personnel.
  • Nous voulons une sécurité sociale forte et fiable. Cela implique que les personnes qui bénéficient d’une pension ou d’une allocation puissent vivre dignement, sans courir le risque de basculer dans la pauvreté. Une partie de cette sécurité sociale est financée par des cotisations sur le travail. C’est pourquoi davantage de personnes doivent avoir un travail qui contribue pleinement à la sécurité sociale (et pas des flexi-jobs par exemple). Cela implique non seulement plus de revenus, mais aussi moins de dépenses pour la sécurité sociale. 
  • Les dépenses sociales globales comme les soins de santé doivent être financées par des moyens généraux et pas seulement par des cotisations sur le travail.
  • La sécurité sociale doit offrir une sécurité de revenu. Sanctionner financièrement les malades de longue durée s’ils ne reprennent pas le travail suffisamment vite, c’est tout à fait indécent. 

Pour défendre ces alternatives, manifestons le 29 septembre à Bruxelles !

Manifestation pour l’avenir: emploi et protection sociale pour toutes et tous

Dans le cadre de sa campagne « qui en profite ? », la CSC organise une manifestation le mercredi 20 avril, 14h00 à Bruxelles, en partenariat avec les organisations étudiantes et de jeunesse. Cette manifestation, prévue de longue date et lancée dans les milieux de la jeunesse en février, souhaite montrer à ce gouvernement notre détermination !
L’avenir est aux travailleurs sans emploi, aux femmes, aux travailleurs, aux cheminots, aux postiers, aux enseignants, aux étudiants, aux temps partiels, aux migrants, aux jeunes, aux retraités, etc... 

Nous sommes les 99% ! 

Nous, qui faisons tourner l’engrenage d’une société solidaire basée sur 3 piliers : la sécurité sociale, les services (aux) publics et l’emploi de qualité. 
Cet équilibre est menacé par un gouvernement qui attaque simultanément l’emploi de qualité et la protection sociale. Un gouvernement qui fragilise la protection sociale par le définancement des services publics et le démantèlement de la sécurité sociale (exclusion et dégressivité des allocations) pousse les travailleurs à accepter n’importe quel boulot précaire, qui ne permet plus d’ouvrir une protection sociale forte pour chacun.

Nos revendications seront : 

  • La création d’emplois de qualité pour les jeunes. Assez des jobs précaires: stop aux CDD, à l’intérim et aux stages sous-payés. Pas de cadeaux financiers faits aux entreprises sans contre-partie de réelle création d’emplois.
  • Le retrait des mesures de limitation et d’exclusion des allocations d’insertion. Assez des mesures de précarisation contre la jeunesse! Laissez-nous étudier. Stop à l’exclusion des jeunes qui sortent des études après l’âge de 24 ans.
  • Un investissement supplémentaire:
    • dans l’enseignement: y compris les coût directs et indirects des études
    • dans les services publics: pour des transports de qualité, accessibles à toutes et tous et respectueux de l’environnement, pour un plan de mobilité ambitieux, pas de suppression de lignes, et financièrement accessibles (STIB, TEC, SNCB)
    • dans le non-marchand: stop au définancement des organisations de jeunesse, pour une accessibilité à la culture.
Avec son contrôle budgétaire de début avril et l’annonce des réformes de flexibilité du ministre Peeters, l’avenir s’assombrit pour nous les 99% qui voyons nos emplois mis sous pression, nos droits sociaux entaillés et notre accès à des services publics de qualité toujours plus restreint. Raison de plus pour les jeunes et les travailleurs avec ou sans emploi de se mobiliser le mercredi 20 avril pour revendiquer de manière positive un emploi de qualité et une protection sociale pour toutes et tous.

Rejoignez-nous le 20 avril dès 14 heures à la gare du Midi à Bruxelles. L’avenir est à nous ! Ne laissons pas le gouvernement nous le voler !

  • Plus d'infos sur la manif
Contact presse : Ludovic VOET (0495/733311) – ludovic.voet@acv-csc.be

Rejoignez-nous à la grande PARADE !

En mars 2015, les mouvements «Hart boven hard» et «Tout autre chose» ont lancé une première «Grande parade» qui a rassemblé plus de 20.000 personnes. «Cette année, expliquent-ils, non seulement nous continuons à refuser les politiques du "toujours moins", mais nous allons plus loin: il y a des alternatives qui existent déjà aujourd’hui. Des citoyens et des organisations les mettent en pratique tous les jours.» La Grande parade 2016 se veut un défilé créatif, coloré et familial qui mettra en avant les alternatives aux politiques d’austérité. Au-delà des différents profils de personnes, d’organisations, de collectifs ou d’associations, les participants sont invités à rejoindre les alternatives regroupées autour de cinq thèmes: la démocratie, une économie alternative, le climat, des services publics solides et la solidarité internationale.

Rejoignez-nous le dimanche 20 mars à partir de 14h!

Rassemblement à la gare de Bruxelles-Nord. Infos pratiques sur le site toutautrechose.be

Cent mille NON au gouvernement Michel

manif 7 octobre
Rien que des miettes pour nous… et nous ne sommes pas du tout d’accord. C’est ce que cent mille manifestants en colère ont dit au gouvernement Michel dont les mesures appauvrissent la population et creusent les inégalités.    
Ce mercredi 7 octobre, cent mille manifestants ont répondu à l’appel de la CSC, des autres organisations syndicales et de diverses associations. Une fois encore, ils sont venus à Bruxelles dire «non» à la politique menée par le gouvernement fédéral et à l’appauvrissement de la population qu’elle provoque. Le 11 octobre, le gouvernement Michel fête son premier anniversaire, mais travailleurs et allocataire sociaux, eux, ne sont pas à la fête. L’amertume et la colère sont grandes, mais contrairement à ce que d’aucuns affirment, la résignation n’est pas au rendez-vous. Pour preuve, le nombre important d’hommes et de femmes venus manifester pour la première fois, «mais pas la dernière…». 
9h Dans les gares d’Arlon, Liège, Verviers, Charleroi, Namur, Soignies, Ans, Waremme, St-Ghislain,… les quais se couvrent de vert, les wagons se remplissent. Sur les places et sur les parkings, des militants, des affiliés montent dans les bus. Direction: Bruxelles. 
10h30 Près de la gare du Nord, le nombre des manifestants ne cesse d’augmenter. Le cortège se met en route un peu plus tôt que prévu, car il faut faire de la place aux nouveaux arrivants. Les centrales et fédérations de la CSC ont traduit leur colère et leurs revendications de manière ludique et expressive. Tout de noir vêtues, couronne de miss sur la tête, les Femmes CSC de Bruxelles exhibent leur Miss Utopie qui demande «l’arrêt des politiques d’austérité» et réclame «un retour à la durée de 40 ans de carrière».     
Sur le boulevard Pacheco, la CNE (centrale des employés de la CSC) brandit un superbe gâteau vert et rose d’où émerge un Bart de Wever triomphant. Autour de lui, d’élégants «hommes d’affaires» distribuent de petits bonbons. Le gâteau pour les nantis, les miettes pour la foule… Succès garanti!  
Et voici des plateaux de bière allègrement levés par des hommes et des femmes portant la haute toque des chefs-cuisiniers: c’est la manière choisie par la CSC-Alimentation et Services pour dénoncer les flexi-jobs dans l’horeca (voir l’encadré ci-contre). 
12h30 le flot des manifestants se déroule, impressionnant! Beaucoup de musique et de chants. L’orchestre de Hart boven hard met l’ambiance. Les chants de lutte de la CSC se font entendre. Sur l’air de «C’est la mère Michel…», la CSC de Bruxelles chante à pleins poumons tout le mal qu’elle pense du gouvernement dans une version très personnelle de la célèbre chanson populaire… Chants et ambiance aussi dans le groupe de la CSC METEA du Brabant wallon où c’est «La P’tite Gayole» qui a été détournée pour la circonstance. 
Le traditionnel parcours Nord-Midi a été modifié pour éviter le passage par le piétonnier du centre-ville et de nombreux manifestants sont satisfaits de ce changement: «Cela casse la routine. On est plus au cœur de la ville, c’est plus vivant» se réjouit une manifestante de Charleroi.   
Le cortège aborde le Boulevard Lemonnier. Les travailleurs sans papier de la CSC de Bruxelles y ont dressé une tente et ils dénoncent la manière dont certains employeurs sans scrupule les exploitent. Et voici la CSC-Seniors: elle s’inquiète pour les générations futures et se plaint de la diminution constante de son pouvoir d’achat suite notamment à la hausse de la TVA sur l’électricité.   
13h30 A la gare du Midi, l’ambiance est au plus haut. Les manifestants se rassemblent et les slogans se mélangent. Ceux des jeunes, des aînés, des femmes, des travailleurs qui souffrent sous la charge et de ceux qui souffrent de ne pas avoir d’emploi… «En un an, la facture des mesures prises par le gouvernement n’a cessé de gonfler: saut d’index, diminution de l’allocation de garantie de revenu, disponibilité totale jusqu’à 65 ans (mais avec quels emplois à la clef?),…» rappelle la secrétaire générale de la CSC. Pour Marie-Hélène Ska, «le signal donné aujourd’hui est clair: trop, c’est trop. Il est temps de revoir sérieusement le cap. Le gouvernement doit oser reconnaître qu’avec ces mesures, c’est une grave récession sociale qui se présente. Ce qui est en route n’est pas juste un mauvais moment à passer, c’est le contraire du progrès et de l’émancipation. Mais aussi le contraire de l’efficacité.» Elle s’adresse aussi aux employeurs: «Ils doivent être sérieux! Ils reçoivent plus de trois milliards d’euros de réduction de cotisations de sécurité sociale et leur message est: nous ne pouvons prendre aucun engagement.» Conformément au plan d’action fixé par la CSC, d’autres rendez-vous sont déjà pris «pour continuer la résistance face à un gouvernement arrogant, un patronat triomphateur».

5000 manifestants soutiennent les revendications syndicales contre le dumping social

Fraude
Le 24 juin, plus de 5000 personnes ont participé à la concentration organisée en front commun syndical par la FGTB, la CSC et la CGSLB place du Luxembourg. Cette concentration avait pour but de soutenir les revendications syndicales pour lutter contre le dumping social. 
L’usage frauduleux de la directive «détachement» permet à des employeurs d’envoyer à l’étranger des travailleurs pour des salaires de misère  sans que ceux-ci ne bénéficient d’une protection sociale. Cette directive crée une situation de dumping, ou de concurrence déloyale, dont plusieurs secteurs souffrent cruellement. Les milliers de pertes d’emploi dans le transport ou la construction, en attestent. 
Non seulement ce dumping social laisse sur le carreau des milliers de travailleurs, mais il entraîne des emplois aux conditions de travail et de salaire inacceptables. Cette forme d’exploitation moderne doit cesser.
Le dumping social est inhumain pour les travailleurs exploités, il crée une concurrence déloyale pour les travailleurs et les employeurs qui respectent les règles, il menace les emplois et les secteurs, et il prive la sécurité sociale de recettes. 
En plus de l’utilisation abusive ou illégale des travailleurs détachés, certaines entreprises n’hésitent pas à profiter de la situation précaire dans laquelle se trouvent les migrants pour leur imposer des conditions de travail inacceptables. Notre ennemi n’est pas le travailleur étranger. Il ne faut pas se tromper de cible.
La CSC, la FGTB et la CGSLB exigent que la lutte contre le dumping social soit une priorité absolue tant au niveau national qu’au niveau européen. 
Pour que les droits sociaux fondamentaux aient priorité sur les libertés économiques, nous exigeons : 
  1. l’amélioration de la directive détachement, notamment, en limitant la durée du détachement des travailleurs étrangers à 6 mois
  2. la fin des « entreprises boites aux lettres » (système qui permet aux entreprises de contourner les règles)  par le renforcement de la législation européenne
  3. Le retrait de la proposition de directive sur les sociétés unipersonnelles (SUP). Elle entraine des grands risques supplémentaires de faux travail indépendant. Elle complique la lutte contre les « entreprises boîtes aux lettres » et contre le travail clandestin. 
  4. l’obligation du paiement électronique des salaires en cas de détachement des travailleurs afin d’éviter les cas de fraudes et d’en faciliter la détection le cas échéant
  5. le contrôle a priori de l’activité économique réellement exercée par l’entreprise qui détache ses travailleurs
  6. la mise en place d’une agence européenne d’inspection sociale, avec des moyens et effectifs adéquats, afin de concrétiser la collaboration entre les services d’inspection des États membres
  7. la mise en place d’une « banque carrefour de la sécurité sociale » au niveau européen pour interconnecter les banques de données existantes entre les différents organismes nationaux chargés du respect des obligations sociales et fiscales des employeurs. Cette banque carrefour doit notamment permettre de vérifier que les régularisations demandées par un État soient bien respectées dans l’État d’origine
  8. la conclusion d’accord de coopération entre les secteurs et les services d’inspections au niveau européen à la fois pour prévenir et détecter le dumping social
  9. Des sanctions réelles, dissuasives et immédiates contre les employeurs qui effectuent des détachements frauduleux
  10. le paiement des cotisations de sécurité sociale sur le salaire des travailleurs détachés dans le pays d'occupation au taux du pays d'occupation avec rétrocession de ces cotisations au pays d’origine via les organismes de sécurité sociale nationaux chargés de la perception de ces cotisations
  11. le paiement correct du salaire minimum et des suppléments conventionnels du pays d’occupation afin que le détachement ne soit pas utilisé pour payer des salaires au rabais
  12. la négociation de conventions européennes dans les secteurs (transport, construction, viande, etc.) pour lutter contre le dumping social.

Il est inacceptable d’accorder des droits spéciaux aux investisseurs étrangers!

Passez à l'action et demandez aux parlementaires européens de se ranger du côté de la majorité des citoyens en rejetant le mécanisme ISDS qui accorderait des droits spéciaux aux investisseurs étrangers au sein du TTIP ! Signez vite la pétition en ligne en cliquant ICI 

Cinquième journée de la justice fiscale

La lutte contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale sont au cœur de La Journée de la justice fiscale. Elle met le focus sur les économies au SPF Finances qui entraînent une diminution des contrôles et privent notre pays de milliards de recettes. 
Offshoreleaks, Luxleaks, Swissleaks… Ces scandales fiscaux récents ont rappelé que des particuliers fortunés et des entreprises continuent à cacher leur argent grâce à des sociétés offshore et à des comptes secrets dans des paradis fiscaux. Rien qu’en ce qui concerne la banque HSBC, ce sont 3.000 contribuables belges fortunés qui ont soustrait six milliards d’euros à l’impôt. Et ceci n’est que la pointe émergée de l’iceberg… Les pertes en recettes fiscales dues à la fraude en Belgique sont évaluées à environ 20 milliards d’euros par an. 
C’est pourquoi le Réseau pour la justice fiscale (RJF), dont la CSC est un membre actif, et son homologue néerlandophone (le FAN) ont placé la cinquième édition de la Journée de la justice fiscale, le 28 mai, sous le signe de la fraude et de l’évasion fiscales. Et ils mettent l’accent sur les conséquences désastreuses des économies imposées par le gouvernement au services public fédéral (SPF) des Finances.  

Des milliards s’envolent

La Belgique est un paradis fiscal pour les multinationales. Différents incitants fiscaux leur permettent de baisser très fortement leurs impôts, voire de ne pas en payer du tout. Malgré ces cadeaux fiscaux, ces mêmes sociétés ont licencié près de 20.000 personnes… La Belgique est aussi un paradis fiscal pour les plus fortunés. Les 10% de personnes les plus riches de la population détiennent 44% de la richesse totale de notre pays. Et, dans le même temps, la moitié des ménages belges possède à peine 10% de la richesse totale. Mais le fisc belge ne reçoit toujours pas d’informations automatiques venant des banques et institutions financières belges, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays européens. Il n’y a pas d’impôt ni de cadastre sur la fortune, pas de taxation des plus-values boursières.
Et le gouvernement ne se montre pas très pressé de combattre ces inégalités. Le tax shift se fait attendre. Les sociétés font baisser toujours baisser leurs impôts grâce aux intérêts notionnels et aux rulings (décisions anticipées avec l’administration fiscale permettant de diminuer l’impôt). Dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale, le ministre de la Justice entend privilégier les accords à l’amiable avec les fraudeurs. Il renonce ainsi à entamer des poursuites judiciaires et se contente de percevoir de légères amendes. C’est encore de l’argent perdu pour les recettes de l’Etat! 
Enfin pour couronner le tout, le gouvernement Michel a décidé de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur cinq durant les cinq années à venir. Or l’administration fiscale a déjà perdu 6.000 agents depuis 2006. A l’heure où l’Etat belge a besoin d’argent et multiplie les mesures d’austérité, c’est une véritable absurdité: en effet, un fonctionnaire de l’Inspection spéciale des impôts (ISI) rapporte à l’État 2,3 millions d’euros par an! 

En savoir plus

La CSC au 1er mai du MR

Jodoigne 1er mai
Pour un beau chahut, c’était un beau chahut. Entre 700 et 800 militants de la CSC s’étaient invités au traditionnel meeting du MR le 1er mai à Jodoigne. Ils attendaient le cortège réformateur au centre de la petite ville brabançonne avec, en guise de portique, une grande banderole déployée au-dessus de la route: 
«Les travailleurs, on les a bien niqués». Le passage des libéraux a déclenché un concert de huées, de coups de sifflet, et une pluie de confettis. Et la conduite de Grenoble s’est poursuivie jusqu’au hall sportif où le parti devait tenir son meeting, protégé par la police. Du vert dans un rassemblement bleu pour que le MR n’oublie pas que la CSC est la représentante des travailleurs, des jeunes, des femmes, des seniors et des allocataires sociaux. Autant de citoyens qui seront touchés par les mesures injustes du gouvernement fédéral.
«Le 1er mai est l’occasion de fêter le mouvement ouvrier, a rappelé Philippe Yerna, président de la CSC wallonne, à la tribune verte installée dans la ville. Ce mouvement a pu corriger les inégalités sociales et être un garant minimum contre la pauvreté. Et pourtant, aujourd’hui, le Mouvement réformateur porte bien son nom. Il réforme toute la structure de la sécurité sociale. Il divise les régions et monte les travailleurs les uns contre les autres.»
Parmi les décisions du gouvernement contestées par la CSC: la révision des allocations d’insertion (limitation dans le temps et durcissement des conditions d’accès). Le syndicat chrétien a profité de son action du 1er mai pour lancer une campagne qui vise à revenir sur ces mesures d’exclusion en soutenant la proposition de loi 36-63. Cette campagne se traduira par desselfies, des interpellations de parlementaires locaux et une manifestation en front commun à Bruxelles le 12 mai.
Ce n’est pas en excluant les allocataires sociaux, et particulièrement les jeunes, qu’on résout le problème du chômage. La CSC défend d’autres pistes de solution pour maintenir le budget en équilibre et sortir de la crise: taxer les plus-values, imposer les fortunes, investir dans le secteur public et l’enseignement, lutter efficacement contre la fraude fiscale et le dumping social.

NON au saut d'index !

NON au saut d'index
NON aux restrictions imposées aux travailleurs et aux chômeurs
OUI à une plus grande justice sociale et fiscale

Signez dès maintenant la pétition ci-dessous!

Malgré tous les avis rendus par les experts et malgré les actions du front commun syndical, le gouvernement a décidé d’instaurer un saut d’index.
A partir du 1er mars, plus aucun salaire, plus aucune allocation et plus aucune pension ne pourra être indexé jusqu’à ce que le blocage représente une perte de 2 % de pouvoir d’achat dont bénéficient les employeurs. Le gouvernement a donc choisi de ne demander un effort qu’aux travailleurs salariés, aux fonctionnaires, aux allocataires sociaux et aux pensionnés. Les loyers, les prix de l’énergie, les polices d’assurance peuvent, quant à eux, encore être indexés. Aucun effort n’est demandé aux indépendants, aux professions libérales, aux dividendes. Or, la loi de 1996 prévoit que le gouvernement peut imposer la même modération aux « revenus des indépendants, des professions libérales, des dividendes, des tantièmes, des allocations sociales, des revenus locatifs et des autres revenus ». Ces “autres revenus” portent certainement aussi sur les revenus du patrimoine.
Or, les mesures d’austérité et d’économie de ce gouvernement continuent à ne viser que les travailleurs salariés et les allocataires sociaux. Tous les autres groupes de revenus sans exception sont donc soit préservés soit encore mieux protégés.
Ce saut d’index est synonyme de perte de pouvoir d’achat mais les employeurs ne sont nullement obligés d’affecter cette marge à l’emploi. En tant qu’employeurs, les pouvoirs publics ne doivent pas non plus créer de l’emploi ou maintenir celui-ci. Avec cette perte de pouvoir d’achat, les travailleurs sponsorisent les actionnaires ou le Trésor public. 
Pourtant, des alternatives nettement plus équitables et plus efficaces existent, à condition que ce gouvernement ose enfin engager le débat sur une fiscalité équitable, y compris un glissement de la fiscalité sur le travail vers une fiscalité sur les revenus du capital. 
Dans le même temps, les allocations de chômage des travailleurs à temps partiel, des chômeurs temporaires, des jeunes qui quittent l’école et des chômeurs âgés sont revues à la baisse. Pour ce gouvernement, ce sont les chômeurs et non le chômage qui constituent le problème. Les services publics sont réduits et les effectifs doivent être comprimés. Pour couronner le tout, il nous faudra tous travailler plus longtemps. 
Les raisons ne manquent donc pas pour continuer à nous ériger contre ces mesures. Les syndicats exigent une justice sociale et fiscale ! 
Les syndicats maintiendront la pression sur le gouvernement dans les semaines et mois à venir. Beaucoup de dossiers déséquilibrés et injustes doivent encore être révisés.

Soutenez notre combat et signez la pétition ci-dessous.

Communiqués de presse

Action