Actualité

Le montant de la pension en Belgique est-il acceptable ? Et si j’ai un accident de parcours ? Jusqu’à quand vais-je devoir travailler ? Et si j’exerce un métier pénible ? …
 
Les questions que vous vous posez concernant les pensions suite aux réformes successives sont nombreuses et les réponses complexes.
La FGTB, la CSC et la CGSLB ont souhaité y répondre. Elle ont édité un journal qu’elles sont en train de diffuser largement. 
Vous en apprendrez donc davantage sur la pension légale et son financement, les périodes assimilées, le projet de pension à points, la pénibilité au travail, la menace qui pèse sur les services publics. Nous avons essayé d’apporter de la clarté à la complexité.
Partagez ce journal avec vos amis et vos proches pour faire entendre votre voix, car l’avenir des pensions, c’est aussi le vôtre !

Découvrez pourquoi et comment dans « Les pensions en question » téléchargeable ici 
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De meilleures pensions sont possibles ! Il n’y a pas de fatalité. Il n’y a que des choix. Le nôtre est celui de la solidarité.

Le ministre Bacquelaine sabre encore plus dans nos pensions

Sur la base du texte que le ministre Bacquelaine a publié sur son site internet, il est clair que le Conseil des ministres a décidé, jeudi, de diminuer à nouveau les pensions des travailleurs. 3 mesures suivantes seraient adoptées :
  1. Première mesure : les travailleurs qui partent en prépension dans le régime général (donc pas suite à une restructuration, dans le cadre des métiers lourds, ...) toucheront une pension plus faible. Dans le calcul de la pension, leurs années de prépension ne seront plus comptabilisées sur la base de leur dernier salaire, mais bien en tenant compte d'un droit minimum.

  2. Deuxième mesure :   les travailleurs qui cherchent un emploi depuis plus de 1 an subiront aussi cette nouvelle méthode de calcul particulièrement défavorable. Ils seront triplement pénalisés : une première fois au moment du licenciement, une deuxième fois lorsque leur allocation diminuera suite à la dégressivité et une troisième fois lorsqu’ils prendront leur pension.

  3. Troisième mesure : en plus, le ministre ciblerait à nouveau les demandeurs d’emploi et les prépensionnés. C’est-à-dire notamment les travailleurs qui ont commencé à travailler avant leurs 20 ans et qui terminent leur carrière en RCC (également dans les cas de restructuration, dans le cadre des métiers lourds, …). Ceux-ci seraient pénalisés dans le calcul de leurs pensions. Le mécanisme de compensation qui prévoyait que les travailleurs ayant plus de 45 ans de carrière voyaient leurs premières années à bas salaire remplacées par leurs dernières années avec un salaire plus élevé serait est ainsi supprimé.      
Cette rupture de contrat pure et simple s’appliquerait aux pensions prenant cours à partir du 1er janvier 2019. 
Des fins de carrière faisables et des mesures positives et incitatives restent des concepts inconnus pour ce gouvernement. Pénaliser les gens en réduisant encore davantage une pension déjà faible devient la nouvelle norme. En punissant les gens et en diminuant (encore) leurs pensions, il devient pour eux encore plus difficile de trouver un nouvel emploi ou de rester au travail jusqu'à 67 ans. 
Nous voulons de travail faisable pour chacun.  
Nous voulons une pension digne pour chacun. 

Quelques chiffres

Première et deuxième mesures : moins de pension pour les demandeurs d'emploi et pour les prépensionnés. Impact de ces mesures (calcul par année d'assimilation modifiée)

La solidarité des périodes assimilées constitue une part importante de la carrière des hommes et des femmes : Dans la carrière moyenne d'un homme - égale à 42 ans - 30 % en sont assimilés. Pour les femmes, qui comptent une carrière moyenne de 36,6 ans, 37 % en sont assimilés. Sans ces assimilations, leur pension serait beaucoup plus faible.

Impact moyen

En moyenne, les hommes et les femmes comptent 5,6 années d'assimilations telles que visées ci-dessus. La décision du gouvernement de limiter le calcul de ces périodes assimilées signifie, pour un travailleur "moyen", une diminution de la pension de 152 EUR par mois pour les hommes et de 133 EUR par mois pour les femmes. La perte pour les hommes est plus importante en raison du fait que les revenus qui servent de base au calcul de leur pension sont plus élevés. 
Troisième mesure : perte de pension pour les travailleurs qui ont commencé à travaillé avant leurs 20 ans.
Montant de la pensionPerte en moyenne, par mois (montants bruts)
de 833 à 1041 euros113 euros
de 1042 à 1249 euros65 euros
de 1250 à 1450 euros 93 euros
de 1450 à 1650 euros104 euros
(Source: Service fédéral des Pensions)
Nos chiffres sont basées sur les dernières informations officielles en date du 13/7/17 
Personnes de contact 
Koen Meesters, CSC, 02/246.35.16

Une avancée dans la protection contre les produits cancérogènes sur le lieu de travail

Après des années d’actions syndicales, la commission Emploi du Parlement européen a réalisé hier une avancée en ce qui concerne les produits cancérogènes. Les décisions de la commission Emploi doivent encore être confirmées en séance plénière, avant des discussions entre le Conseil des ministres, la Commission et le Parlement. Même si le chemin reste donc encore long, les décisions de la commission Emploi sont très importantes. Elles mettent fin à l’immobilisme qui caractérisait la politique européenne en matière de produits cancérogènes depuis 1999. Le nombre de cancers professionnels constatés chaque année en Belgique varie de 2600 à 5500 (4 à 8,5 % de l’ensemble des cancers). Une estimation très prudente avance le chiffre de 102.500 décès par an liés à un cancer professionnel dans toute l’Union européenne. 
La commission Emploi a défini des valeurs-limites pour onze nouveaux produits. Les valeurs limites sont des normes de concentration maximale dans l’air sur le lieu de travail. La commission Emploi propose de renforcer les valeurs-limites de certains produits. Elle a fixé une norme plus contraignante pour le Chrome VI, le produit qui a fait couler beaucoup d’encre après la découverte d’un cas d’exposition dans un atelier de la SNCB. La commission Emploi propose également de durcir les règles pour la poussière de bois, qui est produite lors du travail du bois. 
En outre, la commission Emploi a décidé que le champ d’action de la législation relative aux produits cancérogènes serait étendu aux produits qui constituent une menace pour la reproduction (les produits reprotoxiques). Ces produits peuvent nuire à la fertilité de l’homme et de la femme, provoquer des interruptions précoces de la grossesse et des malformations congénitales.  Certains produits reprotoxiques constituent un risque pour la santé de l’enfant lors de l’allaitement.  Le fait d’appliquer aux produits reprotoxiques la législation relative aux produits cancérogènes permet de fixer pour ces produits des règles plus contraignantes en matière de protection des travailleurs. 
Jusqu’à présent, des normes européennes contraignantes n’existaient que pour cinq produits cancérogènes. On dénombre dans les entreprises européennes quelques 1400 produits cancérogènes, mutagènes ou qui constituent une menace pour la reproduction. 
François REMAN
Attaché de presse CSC | www.lacsc.be
Tél : 02 246 32 96 | GSM : 0488 257 841 | 
Chaussée de Haecht, 579 | 1030 Schaerbeek

La Ministre De Block risque de transformer la réintégration des malades de longue durée en une mauvaise histoire

Selon certains médias, le gouvernement, sur la proposition de la ministre Maggie De Block, déciderait d’infliger des sanctions financières aux malades de longue durée afin de les contraindre à suivre un parcours de réintégration. Cette proposition préoccupe particulièrement la CSC.
La CSC estime que la réglementation actuelle offre déjà des opportunités de réinsertion professionnelle aux malades de longue durée en leur proposant un travail adapté ou un autre emploi, de préférence chez leur propre employeur, mais sur une base strictement volontaire. La réintégration des malades de longue durée est un processus particulièrement délicat au cours duquel il faut chercher à adapter les conditions de travail; l’employeur est tenu d’apporter des adaptations raisonnables en fonction des capacités médicales des travailleurs. Dans le cadre de ce processus, le travailleur peut se voir proposer une tout autre fonction, avec d’autres barèmes, d’autres conditions de travail, d’autres avantages financiers. Intervenir dans ce processus en infligeant des sanctions aux malades est particulièrement inique. On  chamboulerait ainsi totalement le cadre serein dans lequel les trois parties (travailleur, employeur, médecin du travail) peuvent se concerter pour une réintégration volontaire de qualité.
Exercer de fortes pressions sur les malades de longue durée en les menaçant de sanctions pour les inciter à entamer un parcours de réintégration n’est pas défendable sur le plan humain non plus. Il est inacceptable de menacer d’une réduction d’allocation une personne aux prises avec les conséquences physiques, psychiques et financières de la maladie. En outre, cette approche extrêmement négative est tout à fait contraire aux nouvelles règles – en vigueur depuis à peine un mois – qui visent à organiser positivement la réintégration. Ces nouvelles règles ont été instaurées à la suite d’accords successifs entre les organisations patronales et les syndicats. Des accords sur lesquels le Ministre Kris Peters et la Ministre Maggie De Block ont rendu un avis positif et que la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique foule maintenant au pied.
Avec la proposition de la Ministre Maggie De Block, l’approche positive de la réintégration risque de se transformer en un cauchemar répressif. Ce qui doit être, à tous les niveaux, un projet qui invite à offrir de nouvelles opportunités aux personnes vulnérables et qui requiert l’engagement de toutes les parties (syndicats, mutualités, services de prévention, employeurs et organisations patronales) est en passe de devenir un projet menaçant. L’approche répressive de la Ministre Maggie De Block ne facilite en rien la réintégration. Elle vise uniquement à réaliser des économies de façon impitoyable sur le dos des malades de longue durée. Les  économies que la ministre prévoit sont plus importantes que le bien-être des malades. 
« Le cadre fixé entre les partenaires sociaux afin de donner de nouvelles perspectives aux malades de longue durée qui souhaitent reprendre le travail constitue une opportunité en soi. Chaque année, 200.000 nouveaux travailleurs deviennent malades de longue durée. 
Bon nombre d’entre eux souhaitent reprendre (partiellement) le travail pendant leur maladie ou leur traitement » déclare Anne Léonard, Secrétaire nationale de la CSC. « Prenons l’exemple d’un patient atteint d’un cancer qui suit une radiothérapie mais souhaite et peut venir travailler quelques heures par semaine, parce qu’il ne veut pas perdre totalement le contact avec son travail. L’employeur se doit de rendre ce scénario possible. Par exemple, en adaptant le travail ou l’horaire de travail. En tant que syndicat, nous soutenons pleinement ce processus, mais à condition que ce retour reste volontaire, en fonction des capacités médicales des travailleurs et que le gouvernement n’exerce pas des menaces à travers des sanctions financières afin de faire pression sur les travailleurs malades. »
François REMAN
Attaché de presse CSC 
Tél : 02 246 32 96 | GSM : 0488 257 841 
Chaussée de Haecht, 579 | 1030 Schaerbeek

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