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Les coûts bancaires abusifs, sources de précarité

Ce 17 octobre 2018, Namur accueillera les activités de la journée mondiale de Lutte contre la pauvreté. Parmi celles-ci, il faut pointer une grande manifestation en front commun syndical et associatif et une matinée d’animations durant laquelle 17 ateliers seront organisés, chacun d’eux proposant une approche spécifique de la question de la réduction des inégalités. A cette occasion, l’Action des Travailleurs Sans Emploi (TSE) de la CSC organisera un atelier consacré aux coûts bancaires abusifs. 
En plus de rechigner à appliquer le service bancaire de base qui impose aux banques d’ouvrir un compte à vue à chaque citoyen qui en fait la demande et de lui offrir la possibilité de recourir, pour un prix forfaitaire maximum, à un certain nombre d'opérations de base, les frais bancaires à répétition fragilisent encore un peu plus les personnes les plus pauvres. Cet atelier fera le point sur la situation et développera des pistes de solution pour sortir de cette situation injuste.
À 13h00, rendez-vous Place de la Wallonie (Jambes) pour la grande manifestation!
Nous battrons le pavé tant qu'il le faudra pour combattre la violence de l'appauvrissement et pour ne plus jamais devoir donner des chaussures mais des droits aux appauvris de toutes origines!
Emportez une bonne paire de chaussures ou de chaussettes que vous porterez sur l'épaule. Ce sera le symbole de notre détermination. Nous les distribuerons ensuite aux appauvris d'ici et venus d'ailleurs et de toutes origines.
Le programme de la journée du 17 octobre à Namur
  • De 09h30 à 12h30 : dans des lieux divers à Namur : 17 animations (théâtre-conférences-ateliers) pour mieux comprendre certains aspects de la précarisation et de la pauvreté.
  • De 13h00 à 14h30 : Manifestation de masse au départ de Jambes avec passage devant des lieux importants où se prennent des décisions qui influencent notre vie quotidienne (arrivée place d’Armes)
  • De 14h30 à 17h30 : Foire de l’Agir sur la place d’Armes.  Rejoignez les associations partenaires et découvrez leur proposition pour Agir sur la pauvreté et ses conséquences.
  • De 17h30 à 19h30 : exposition, atelier théâtre, performances artistiques, projection de film
  • De 20h00 à 21h30 : Parade des lanternes et animation musicale (départ de l’internat IAG rue Danhaive et arrivée Traverse des Muses – CCN Abattoirs)
Informations: RWLP bureau@rwlp.be - tel: 081312117 - www.rwlp.be

Avec la CSC, contre les violences faites aux femmes

La CSC participe à la mobilisation nationale contre les violences faites aux femmes au travail, dans la sphère privée, dans l’espace public… Elle appelle à la manifestation du 25 novembre et demande à tous ses affiliés et affiliées de signer la pétition.
Carmen, 35 ans, Comines – Shashia, 20 ans, Anvers – Jeannine, 64 ans, Villers-la-Ville - Femke, 38 ans, Lanaken – Malika, 41 ans, Asquillies… En 2017, en Belgique, au moins 39 femmes ont été assassinées parce que femmes. Pour la première fois, notre pays a mis des prénoms et des visages sur ces crimes qui portent un nom: le féminicide. 
Cette mise au jour d’horreurs longtemps cachées s’est produite parce que de nombreuses femmes ont trouvé la force de raconter sur les réseaux sociaux les agressions sexuelles qu’elles ont vécues: harcèlement sexiste, viols, et jusqu’au crime. Les médias se sont mis à relayer ces violences machistes, le plus souvent commises par un homme appartenant à l’entourage de la victime. La Belgique a semblé découvrir enfin l’ampleur des violences machistes que toutes les femmes connaissent trop souvent, sous une forme ou une autre, tout au long de leur vie. Le vent a tourné… 

Cela doit changer

Désormais, les discours sont quasi unanimes pour condamner les violences faites aux femmes. Mais les actes ne suivent pas encore. Cela doit changer! La lutte contre toutes les formes de violences machistes est une responsabilité collective. Elle concerne chaque femme, chaque homme, chaque responsable politique.
Voici plus de deux ans, la Belgique a ratifié la Convention d’Istanbul, une Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Notre pays s’est engagé ainsi à mettre en œuvre une politique intégrée contre toutes les formes de violences faites aux femmes et à initier des démarches concrètes en matière de prévention, de protection des victimes et de poursuite des auteurs. 
Par ailleurs, à l’Organisation internationale du travail (OIT), les représentants des travailleurs et le gouvernement belge participent à l’élaboration d’une convention pour mettre fin à la violence et au harcèlement dans le monde du travail. Entamé en 2018, ce travail devrait continuer en 2019. La CSC y prend une part très active. Sur le terrain pourtant, les pratiques n’évoluent pas de manière satisfaisante. 

Agir où nous vivons

Partout dans le monde, des mouvements féministes et des mouvements sociaux montent au créneau pour lutter contre ces violences intolérables. En Belgique, la plateforme Mirabal participe à cette dynamique féministe internationale. La CSC en est membre et s’inscrit pleinement dans cette démarche. Elle invite donc ses affiliés et affiliées, ses militantes et militants à agir partout où ils et elles vivent et travaillent. Comment?
  • En intervenant dans l’espace public (dans le quartier, au travail, à l’école, dans les commerces, les services publics, les activités culturelles et sportives…) pour sensibiliser famille, amis, voisins, collègues et pour mettre au jour la réalité des violences machistes.
  • En signant l’appel de la plateforme et en le diffusant largement. Cliquez ici pour signer la pétition  
  • En peignant en mauve la paume d’une de ses mains (avec de la peinture, du maquillage, un marqueur…) et en en postant la photo sur les réseaux sociaux avec les hashtags #StopViolencesFaitesAuxFemmes #25novembre #MirabalBelgium
  • En participant à la manifestation du 25 novembre prochain, à Bruxelles, contre les violences faites aux femmes. N’hésitez pas à rejoindre et partager l’événement Facebook
Plus d'infos sur le site web de Mirabal et la page Facebook Mirabal 

Pourquoi Mirabal?

Le 25 novembre 1960, les trois soeurs Mirabal, Patria, Minerva et María Teresa, furent assassinées sur ordre du dictateur Rafael Trujillo, qui dirigea la République dominicaine de 1930 à 1961. Elles étaient résistantes. En 1999, l’ONU vota une résolution désignant la date anniversaire de leur mort, le 25 novembre donc, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.Plus d'infos ici

Avis de tempête sur les métiers lourds

Le 16 mai, 70 000 personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles contre le système de pension à points, obligeant le gouvernement à faire machine arrière. Mais il a encore dans ses cartons un autre projet, tout aussi injuste et inacceptable, concernant les métiers pénibles.
Les syndicats de la fonction publique ont signé un accord important avec le ministre des Pensions sur les métiers pénibles. Pour le secteur privé, les discussions se poursuivent. Un 2ème journal des pensions est actuellement distribué afin d’informer les travailleurs sur les plans du gouvernement concernant les métiers pénibles et l’enjeu de ces négociations. Le 2 octobre, les trois syndicats organiseront des journées d’action régionales.
Lors de son entrée en fonction en 2014, le gouvernement Michel a décidé de relever l’âge légal de la pension à 67 ans. Sans préavis, car cette mesure ne figurait dans aucun programme électoral. Afin d’adoucir cette pilule très amère, le gouvernement a annoncé un régime d’allègement pour les personnes exerçant un métier pénible. Cette proposition a finalement été formulée en 2018. 
Le gouvernement propose de travailler sur la base de quatre catégories: la pénibilité de l’organisation du travail, la pénibilité physique des conditions de travail, les risques accrus pour la sécurité et la charge émotionnelle. Le gouvernement souhaite que les partenaires sociaux du secteur privé dressent une liste des métiers pénibles sur la base de ces catégories. Si vous exercez un métier pénible qui répond à un ou plusieurs critères, vous devrez travailler moins longtemps. 

Payez vous-même pour des années de dur labeur 

Les plans du gouvernement posent certains problèmes majeurs. La «charge émotionnelle ou mentale» n’est qu’un critère supplémentaire. Dans de nombreux cas, il est pratiquement impossible de mettre un terme à sa carrière de manière anticipée. Ceux qui prendront leur retraite plus tôt auront une pension moins élevée et devront donc assumer eux-mêmes la facture de ces années de labeur. Les périodes au cours desquelles vous avez exercé un travail pénible par le passé ne comptent que pour maximum 10 ans et seulement si vous êtes toujours actif dans ce travail pénible auprès du même employeur. Le budget prévu pour financer cette mesure est très limité, ce qui hypothèque lourdement la possibilité de conclure de bons accords.

Nos propositions

  • Le droit à la pension dès 65 ans pour tous. Pas de prolongementdes conditions de carrière
  • Une pension légale forte qui permet de terminer sa vie dignement
  • Un alignement progressif de la pension légale du secteur privé sur le niveau de la pension du secteur public
  • Une prise en compte réelle de la pénibilité du travail afin de permettre aux travailleurs de ne pas être à bout quand ils partent à la retraite
  • Une pension minimum plus élevée, qui évite de faire tomber nos pensionnés dans la précarité. Il faut donc également tenir compte du fait que des pensions basses sont souvent la conséquence de carrières incomplètes
  • Une prise en compte humaine des accidents de la vie dans le calcul de la pension (périodes de chômage, interruption de carrière, congés pour assistance médicale...)
  • Un relèvement du plafond des revenus pour que la différence entre le dernier salaire et la pension du travailleur reste limitée.
Si après avoir lu notre journal vous souhaitez aussi réagir et défendre des pensions décentes pour tous, participez aux actions organisées le 2 octobre prochain!

Les actions dans votre région:

Hainaut (Charleroi, Mons, Hainaut occidental): 
Manifestation en front commun à La Louvière. Rassemblement à 10h30 à la gare Louvière-Sud, départ de la manifestation à 11h00. Les discours auront lieu à la place Mansart à 12h00. Fin de la manifestation vers 12h30.
Liège/Verviers:
Rendez-vous à 10h00 au siège de la CSC (bld Saucy 10). En cortège, nous rejoindrons l'Espace Tivoli (Place du Marché) pour un rassemblement en front commun dès 11h00 avec prises de paroles sur le podium. 
Namur-Luxembourg-Brabant wallon:
Une action aura lieu à Namur avec la CSC Luxembourg et Brabant wallon. Rendez-vous à 10h00 devant la gare de Namur. 
Bruxelles-Hal-Vilvoorde:
Manifestation en front commun à Bruxelles. Rendez-vous Place de l'Albertine à 10h00. Trois actions spécifiques auront lieu le long du parcours de la manifestation. 

Consultez ou téléchargez le Journal des Pensions 

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